Les personnes rencontrées évoquent de nombreux spots pour peindre, légaux ou non, à Nantes. Les « murs » sont choisis selon divers critères, propres à chaque artiste-femme : hauteur, surface, texture, positionnement géographique, degré de dangerosité (isolé, …), de répression (propriété privée, espaces publics…) et/ou de tolérance et autorisation. « J’ai un mur pirate à Nantes ! » (Tanala)
À Nantes – et ailleurs – des murs sont mis à disposition pour permettre aux artistes de s’exercer, de se rendre visible. Le dispositif « Plan graff » a été mis en place en 2006 – par Pick Up Production et la Ville de Nantes – et a permis la pratique libre du graffiti sur un ensemble de murs dédiés. Une quinzaine de spots (murs, piliers) ont été ouverts aux graffeurs, en toute légalité. Aujourd’hui piloté par le collectif Plus de Couleurs, « Murs Libres » permet une ouverture à tous·tes les artistes peignant dans la rue.
Par ailleurs, plusieurs expositions ont été consacrées à l’art urbain depuis trois décennies à Nantes. C’est notamment à Nantes qu’a eu lieu en 1991, la première exposition sur le graffiti organisée par une institution culturelle en France, à l’Espace Graslin (devenu aujourd’hui Cosmopolis).
Voici une cartographique des lieux évoqués lors des rencontres :

– Map data © OpenStreetMap – *cf. carte des murs libres Par Marion Guerry, cartographie par Claire Jacquinod

