Gloss’Art Urbain

Art urbain Un art qui se scinde en deux courants : le street art (techniques du collage, pochoir, stickers, mosaïque, muraliste) et le graffiti (techniques de tags en lettres) « Ma base de travail c’est la lettre. Il est nécessaire d’expliquer l’esthétique de la lettre car la lettre dit des choses ! » (Zoia)

Artistes-femmes L’émergence des artistes-femmes dans l’art urbain – leur professionnalisation et leur mise en visibilité – est récente et date des années 2000 « Il a fallu attendre les années 2000-2010 pour voir émerger des artistes-femmes » (chargée de projets et communication, collectif).

11 artistes-femmes des Pays-de-la-Loire sont répertoriées dans l’Annuaire édité par la Fédération de l’art urbain en 20251.

Blaze Ce terme incarne le nom d’un·e artiste, souvent anonyme. Il peut évoluer dans le temps en passant d’un pseudonyme au patronyme de l’artiste par exemple.

Crew Un art qui invite à travailler en collectif, lequel est souvent la somme d’individualités artistiques.

Éphémère Un art temporaire où le mur est appréhendé comme un palimpseste, on « passe et repasse » dessus, selon certaines règles le plus souvent implicites pour les profanes que nous sommes.

Hors les frontières Un art international qui génère des artistes-voyageuses.


Interconnaissance Un art qui se pratique dans un entre-soi, un milieu restreint où prévaut l’interconnaissance. « C’est un petit milieu où tout le monde se connaît » (Tanala)

Intime Un art qui permet d’exprimer certains aspects intimes de soi. «Travailler sur un mur a déployé ma pratique. J’entre dans ma peinture, c’est de l’extime ! » (Vanessa Pirass)

Passion L’art urbain, qu’il soit exercé professionnellement ou en amateur, évolue le plus souvent en un mode de vie2 qui régit la vie des artistes. Passion qui peut les conduire à dépasser le seul cadre de la pratique de rue pour intégrer les milieux associatifs et artistiques et à en faire leur métier.

Populaire L’art urbain est gratuit, accessible à tous.tes, il est dans la rue, à portée de regard. « C’est faire sortir l’art des musées et le rendre accessible ! C’est faire des cadeaux à tout le monde » (Tanala)

Protéiforme Un art qui s’exerce en atelier, dans la rue, sur toile, sur murs, en collage, en peinture, en tatouages … « Je peins sur des petits formats A4 aussi, pour celles et ceux qui ne peuvent pas se payer des murs ! » (Vanessa Pirass)

Rue/musée Longtemps considéré comme marginal ou vandale car produit dans l’espace public, dans la rue, l’art urbain a progressivement conquis les galeries, les musées et s’est institutionnalisé (Offroy, 2025, p.21)3.

Valeurs Un art qui revendique des valeurs. Inciter les publics à participer et à prendre part au processus de création d’une œuvre dans des ateliers ou évènements (enfants de quartiers populaires, détenus au Mexique, personnes en précarité sociale, …) est un moyen pour les participant.e.s d’être reconnu.e.s et valorisé.e.s, voire de s’émanciper. « C’est l’accompagnement qui compte, pas le résultat. C’est ma philosophie. » (Vanessa Pirass). Au-delà, ces actions et autres projets témoignent pour les artistes-femmes de leur engagement pour l’éducation, la solidarité et l’émancipation de toutes et tous.

  1. Fédération de l’Art Urbain, Annuaire des artistes-femmes ayant une pratique artistique et créative dans l’espace urbain en France, 2025 (https://docs.google.com/spreadsheets/d/1LuNTuJtV5bCCzU7M9aebXfU55ifaLTgJ524VLhojgeg/edit?gid=431664228#gid=431664228) ↩︎
  2. Mode de vie : entendu comme « la manière dont les individus d’une société sont conduits à structurer leurs conditions de vie. Le mode de vie ne désigne rien de moins que l’architecture du vivre-ensemble » « Mode de vie : de quoi parle-t-on ? Peut-on le transformer ? » par Bruno Maresca, dans La pensée écologique, n°1, 2017, PUF (p.233 à 251) ↩︎
  3. Offroy Cécile, La place des femmes artistes dans l’art urbain étude coordonnée (OPALE), La fédération de l’art urbain / OPALE, décembre 2025 (https://federationdelarturbain.org/wp-content/uploads/2025/11/251117_etude_finalise_site_web.pdf) ↩︎